Les crèmes solaires : Le classement d’OBB

Retrouvez notre comparatif des crèmes solaires :

Les beaux jours arrivent et les questions sur les crèmes solaires aussi. Cependant il est difficile de si retrouve parmi les nombreuses marques disponibles sur le marché. Tout comme le reste des produits cosmétiques, les crèmes solaires même bio ne sont pas épargnées par la présence d’ingrédients indésirables.

OBB vous facilite les choses en vous proposant un classement.


Pourquoi utiliser une crème solaire ?

Avant tout pour notre santé !

Tout d’abord pour bien choisir sa crème solaire et se protéger, il est important de savoir ce qu’est le soleil et quel est son rôle. Effectivement, nous savons que le soleil est nécessaire à la vie sur terre : il nous réchauffe et nous apporte de la lumière. Par ailleurs le rayonnement solaire se décompose en différent rayon : les infrarouges, la lumière visible, les ultraviolets, les rayons gamma et les rayons X.

De plus la couche d’ozone et la partie haute de l’atmosphère nous protègent des rayons x et gamma qui sont les plus dangereux pour l’homme et limitent le rayonnement énergétique des ultraviolets car au plus l’énergie des rayons est haute au plus ils sont dangereux et nocifs. Pour cela que nous allons surtout nous concentrer sur les ultraviolets car, même si la planète nous aide à les atténuer ils arrivent quand même sur terre avec un indice énergétique. Prenons le cas de quelques conséquences sur notre santé lors d’expositions au soleil sans crème solaire:

Les coups de soleil et les cancers :

Ils apparaissent lorsque que la peau est exposée aux UVB à partir d’un certain seuil qui varie selon la durée de l’exposition, l’indice UV ou encore le phototype cutané.

  • Les coups de soleil: une brûlure au premier degré.
  • Les carcinomes basocellulaires: cancer de la peau le plus fréquent qui se développe dans certaines cellules de l’épiderme 
  • Les carcinomes spinocellulaires: cancer de la peau qui se développe sur les couches superficielles de la peau mais qui a la capacité de produire des métastases dans les ganglions ou les autres organes.
  • Les mélanomes: forme de cancer de la peau la plus grave, il s’agit de tumeurs malignes qui peuvent se propager vers les autres organes.


Les différents types de filtres présents dans les crèmes solaires

Commençons par examiner les deux types de filtre disponibles pour protéger notre peau dans les crèmes solaires, il s’agit des filtres chimiques et des filtres minéraux.

Les filtres chimiques :

Premièrement les filtres chimiques qui fonctionnent par absorption, ils vont pénétrer dans l’épiderme pour absorber les UV à la place de la peau. À savoir que pour être efficace ils doivent être appliqué environ 30 minutes avant l’exposition, le temps que la peau absorbe le produit. Néanmoins ils posent problème pour l’environnement, par exemple l’utilisation de crème solaire contenant de l’oxybenzone ou de l’octinoxate est interdite à Hawaii car ils sont responsables du blanchiment des coraux. De surcroît, en dehors des soucis environnementaux, les filtres chimiques n’ont pas la réputation d’être bon pour notre santé. Vous trouverez donc ci dessous un tableau qui réfère une liste non exhaustive de divers filtres chimiques et de leurs conséquences.

Les filtres minéraux :

Deuxièmement les filtres minéraux qui agissent par réflexion, ils se déposent sur la peau pour réfléchir les rayons UV comme un miroir. Ils sont donc efficaces dès l’application. Ainsi il existe deux filtres minéraux autorisés dans les labels bio, il s’agit de l’oxyde de zinc et du dioxyde de titane. Par ailleurs, on retrouve le dioxyde de titane sous le nom de Titanium dioxide dans les protections solaires. Il est potentiellement cancérigène par inhalation (classé 2B par le CIRC) mais ne pose pas de problème dans les crèmes solaires.

Cependant pour ces deux filtres il faut veiller à ce qu’ils ne soient pas sous forme de nanoparticules. Ce terme désigne donc des particules ayant une taille comprise entre 1 et 100 nanomètres. Elles ont la capacité de traverser la barrière cutanée, et ensuite de s’accumuler sur les divers organes ou même altérer la barrière hématoencéphalique. Mais il est obligatoire pour les fabricants de mentionner la présence de nanoparticules. En effet le principal intérêt de ce format est la disparition de l’effet blanc sur la peau. Par conséquence les crèmes solaires avec des filtres minéraux sans nano auront un effet blanc sur la peau, donc pas d’inquiétude si votre bébé se transforme en bonhomme de neige.

**********************************************************************

LES NANOPARTICULES DANS LES CREMES SOLAIRES (mise à jour du 05/04/22)

Nous nous sommes aperçus que la compo INCI de plusieurs marques avait changé depuis notre dernière mise à jour.

Il est maintenant précisé dans leur composition qu’elles contiennent des [nano].

Nous en avons contacté certaines, par téléphone, et leur réponse est la suivante : Suite a la table ronde du 22 mars 2022 “les rencontres règlementaires” organises par Cosmed La règlementation aurait change … On nous explique que dorénavant toutes les compo INCI de produits solaires “certifiés bio” contenant du dioxyde de titane et/ou de l’oxyde de zinc doivent inscrire [nano] même si la présence de nanoparticules n’est pas avérée.

Plutôt septique, nous avons contacté la DGCCRF (présente à la table ronde) Par téléphone, la DGCCRF nous confirme que rien n’a changé.

Ce qu’on en pense chez OBB : à cette fameuse table ronde, la DGCCRF a mis un coup de pression aux fabricants. Des contrôles auront lieu !

Aujourd’hui, il existe plusieurs méthodes pour détecter la présence de nano. (MEB, LNE, DLS etc) Chaque méthode obtient des résultats différents Il n’y a pas une méthode de référence !

ON A DU NOUVEAU ! (07/04/2022) 14H00

Nous avons des précisions mais encore des interrogations !

On fait le point :

Aujourd’hui pour déceler la présence ou non de nanoparticule il existe plusieurs méthodes.

La PLUS précise et celle utilisé par la DGCCRF est la MEB (microscopie électrique à balayage). Il existe environ une 30 ne de Labo en France utilisant cette méthode quelques uns à notre connaissance accrédités par l’état (COFRAC) comme FILAB.  Le test coute environ (1000€ HT).

Il existe beaucoup de fournisseurs d’Oxide de Zinc et de Dioxyde de Titane . Le fabricant de produits solaires se basent sur « les certificats ou attestation de non présence de NANO » afin de déterminer la présence ou non de NANO et ainsi l’inscrire dans la composition INCI.

Cosmed nous confirme par écrit : « Nous vous confirmons que la règlementation n’a pas changé. La mention [nano] doit être étiquetée si la présence de la substance sous forme nano est avérée dans la formule. Pour cela les marques considèrent les données les plus récentes en termes de caractérisation afin de définir l’aspect nano. »

CosmeBio nous confirme qu’il exige à tous ses adhérents certifiés d’ajouter la mention [NANO] dans leur INCI même si les marques ont ce fameux « certificats ou attestation de non présence de NANO » !

Mais pourquoi ?

On nous explique que c’est par principe de précaution. Mouais … On pense plutôt que comme la DGCCRF a prévenue qu’elle allait faire des tests … c’est pour la plupart une mise en conformité !

La communication des marques :

On apprend de sources sures que la majorité des fournisseurs d’Oxide de Zinc et de Dioxyde de Titane présente à leurs clients des certificats qui sont MOINS FIABLES, puisque non MEB.

La plupart des marques sont de bonnes fois en ne précisant pas la présence de NANO, puisqu’on leur fournit un document l’attestant.

Oui mais le consommateur dans tout ça ?

A l’heure actuelle, dans le règlement européen, il n’y a toujours pas de test officiel de référence. Tous les ans, des promesses, des réunions, des tables rondes sur une nouvelle législation qui peine à venir …

Notre classement se base sur les INCI connues à ce jour. Il est impossible pour nous de nous baser sur des dire « On a mis la mention [NANO] mais il n’y en a pas » ou au contraire « On n’a pas de mention [NANO] parce que notre fournisseur nous le confirme (sans test MEB) »

Comment AGIR ?

Nous allons contacter toutes les marques non NANO (mais on invite celles qui ont été obligées de le faire aussi) à nous présenter un test MEB de leur produit finit et/ou de leur filtres minéraux (MEB fournisseurs) afin de pouvoir déterminer une fois pour toute la présence ou non de NANOPARTICULE.

Un produit solaire avec filtres minéraux qui ne laisse pas de trace blanche contient des NANO

RETOUR DGCCRF (écrit du 11/04/22)

Nous sommes en relation avec le chef du bureau qui était présent à la table ronde qui à eu lieu en mars 2022. Voici son retour :

“Je fais suite à notre échange téléphonique et à votre courriel concernant la présence de nanomatériaux dans les produits cosmétiques. Je vous confirme que la réglementation n’a pas changé.

Les produits cosmétiques qui contiennent des nanomatériaux tels que définis à l’article 2 du règlement n°1223/2009 doivent respecter certaines dispositions, notamment en ce qui concerne la concentration dans le produit fini, la taille médiane des particules, la pureté, etc. (c’est le cas pour les filtres solaires à base de dioxyde de titane ou à base d’oxyde de zinc). Lorsque ces conditions ne sont pas respectées, les produits ne sont pas conformes. L’article 19 prévoit pour les nanomatériaux conformes aux dispositions prévues, l’étiquetage par l’ajout de la mention [nano] dans la liste des ingrédients.

Je vous confirme que la DGCCRF n’a jamais demandé que l’apposition de la mention [nano] soit étendue à tous les produits BIO contenant du dioxyde de titane ou de l’oxyde de zinc sans que leur présence sous forme de nanomatériaux ne soit avérée.

Nous avons en revanche attiré l’attention des fabricants sur les attestations « non nano » communiquées par certains fournisseurs de matières premières. En effet, ces attestations s’appuient parfois sur des mesures de la taille des particules par des méthodes d’analyse indirectes qui ne permettent pas d’apprécier la dimension potentiellement nanométrique des ingrédients. Pour cette raison, il est indispensable que les fabricants veillent à ce que les données sur lesquelles ils s’appuient soient pertinentes, en particulier reposent sur des courbes de distribution de taille exprimées en nombre de particules obtenues par une méthode d’analyse fiable telle que la MEB dont vous faites état dans la mise à jour de votre article (intitulée « ON A DU NOUVEAU ! (07/04/2022) 14H00 »). Les personnes responsables sont également encouragées à réalisation d’autocontrôles.

Il n’existe pas de méthode harmonisée ni de technique de mesure plus « validée » qu’une autre au niveau européen, mais il est exact que la MEB présente de nombreux avantages.

Enfin, la préparation des échantillons n’a pas vocation à casser les agrégats, comme le revendique certaines sociétés. Une désagglomération de l’échantillon est effectivement nécessaire mais ne conduit en aucun cas à la destruction des liaisons fortes entre les particules. En tout état de cause, la révélation de la structure interne des ingrédients est utile pour caractériser la présence de nanomatériaux au sens du règlement « cosmétiques”

DGCCRF

l’Etude de pénétration cutanée sur cellule de Frantz – Protocole OCDE 428

Voici leur retour :

“Au-delà du respect des limites et conditions règlementaires, il appartient aux fabricants de prouver que leur produit est sûr pour la santé humaine : à ce titre, ils sont responsable de l’évaluation de la sécurité des produits. Mais celle-ci intervient en complément du respect de la règlementation et ne saurait conduire à s’affranchir de celles-ci. La DGCCRF a bien connaissance de ces études mentionnées. Compte tenu de ce qui précède, elles n’entrent pas en ligne de compte pour apprécier le respect des limites et conditions règlementaires fixées pour l’utilisation de nanomatériaux. En revanche, certains professionnels utilisant ces études dans une optique promotionnelle, la DGCCRF a compétence pour intervenir et sanctionner d’éventuelles pratiques commerciales trompeuses. “

DGCCRF

Pour aller plus loin :

Les derniers bilans d’enquête de la DGCCRF :

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/nanomateriaux-dans-les-produits-cosmetiques-la-dgccrf-fait-le-point

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/quand-les-cosmetiques-ont-des-imperfections-corriger

la note d’information publiée conjointement par la DGCCRF et l’ANSM en juillet 2021

**********************************************************************

Les différents niveaux de SPF des crèmes solaires

Tout d’abord examinons la signification de l’acronyme SPF: sun protector factor, ou facteur de protection solaire en français. Il sert donc à mesurer l’efficace et le niveau de production d’un produit solaire face aux UVB. Les niveaux sont de ce fait, divisés en quatre catégories:

On pourrait s’attendre à une grande différence entre les catégories cependant elle est moins importante qu’on ne le pense en particulier entre les SPF 30, 50 et 50+.

  • Très haute protection: 50+ 
  • Haute protection: 30 à 50
  • Moyenne protection: 15 à 25
  • Faible protection: 6 à 10

Pour que la protection soit optimale il faut veiller à utiliser la crème solaire en suivant les recommandations d’usage. En effet il faut renouveler l’application toutes les deux heures et veillez à en mettre sur toutes les parties du corps exposées.


À partir de quel age peut-on utiliser les crèmes solaires ?

Afin de comprendre les recommandations il faut savoir que les bébés ont un épiderme encore immature du à l’absence de Stratum corneum, de ce fait leur peau perméable. Par conséquence les divers ingrédients sont plus susceptibles de traverser la barrière cutanée, de ce fait il est recommandé de ne pas utiliser de crème solaire avant l’âge de 6 mois. C’est pour cela que l’exposition au soleil est à éviter au maximum avant l’âge de 3 ans, si elle est inévitable voici les recommandations à respecter pour limiter les risques :

  • Éviter l’exposition entre 11h et 16H
  • Couvrir un maximum la peau avec un chapeau, des lunettes de soleil ainsi que des vêtements couvrants ou anti uv. 
  • Maintenir une bonne hydratation (pas d’eau pure avant l’âge de 6mois, donc PCN ou lait maternel à volonté).
  • Rester à l’ombre le plus possible.

Par ailleurs il est fortement déconseillé d’utiliser un lange sur la poussette pour protéger un bébé du soleil. En effet, l’air circule moins ce qui par conséquence, augmente la température à l’intérieur de la poussette de bébé.

Les ingrédients indésirables dans une crème solaire

Prenons le cas de quelques ingrédients souvent présents dans les crèmes solaires:

L’hydroxytoluène butylé, également appelé BHT est utilisé comme conservateur synthétique.
Il est obtenu grâce à d’alkylation du p-crésol (issu de la sulfonation du toluène) et l’isobutylène (issu du raffinage du pétrole). Il s’agit donc d’un procédé en plusieurs étapes. Tout d’abord une catalyse acide entre le p-crésol et l’isobutylène avec de l’acide sulfurique. Dans un second temps on neutralise le mélange avec du carbonate de sodium pour ensuite filtrer laver et cristalliser le produit. En d’autres termes, c’est un ingrédient polluant mais également un perturbateur endocrinien suspecté.

Le phénoxyethanol est un éther de glycol utilisé lui aussi comme conservateur. Il est fabriqué par éthoxylation, plus précisément, un mélange à haute température de phénol et d’oxyde éthylène. Il est donc interdit en cosmétique bio.

Sans compter que l’on retrouve également de nombreux dérivés de silicone, des polymères de synthèse ou encore des PEG: Cyclohexasiloxane, Acrylates/C10-30 Alkyl Acrylate Crosspolymer, dimethicone, Phenyl trimethicone etc

Pour notre classement, nous considérons que les ingrédients qui ont pour unique but de colorer le produit ne sont pas utiles dans les crèmes solaires, en particulier pour les bébés. De ce fait, nous ne les avons pas répertoriées.

COMMENT NOUS AVONS PROCEDE :

Pour commencer nous avons recueilli la composition complète sur le site des marques (et non sur des sites de revendeur pour s’assurer de la véracité des éléments).

Bien sûr, si une marque nous transmet les éléments, et ou modifie la composition, nous mettrons à jour notre classement.

Certaines vignettes regroupent une marque et non une référence : C’est le cas lorsque toutes les références contiennent des ingrédients à éviter.

LE COMPARATIF :

LES CATEGORIES :

  • TEST MEB REALISE : SANS NANO
  • LES ESSENTIELLES COMPATIBLES BÉBÉ, GROSSESSE, ALLAITEMENT (en attente MEB)
  • LES ESSENTIELLES À PARTIR DE 3 ANS (en attente MEB)
  • COMPATIBLES BÉBÉ, GROSSESSE, ALLAITEMENT (en attente MEB)
  • À PARTIR DE 3 ANS (en attente MEB)
  • POUR LES ADULTES (en attente MEB)
  • LES COMPOSITIONS CONTENANT DES INGRÉDIENTS INDÉSIRABLES

L’étude a été menée courant février 21, par conséquence nous nous sommes basées sur les informations disponibles à ce moment là. (MISE A JOUR LE 04 AVRIL 2022)

Transparence : Pratiquement, toutes les marques de bonnes compositions du classement ont été contactées, une fois l’étude terminée, pour les prévenir de la sortie de l’article. Nous leur avons également demandé si elles souhaitaient proposer une offre spéciale pour la communauté d’OBB. Leurs réponses, ne changent en rien le classement. Nous nous sommes basées sur la composition des produits et c’est tout !

Voici la liste des marques classées en VERT avec les codes promo proposés et les liens (certains sont affiliés) :

………. !

NOS SOURCES :

mise à jour le 02/08/21 .

mise à jour le 05/04/22.

mise à jour le 20/05/22

Suivez nous sur Facebook et Insta pour ne rien louper de notre actu

Retrouvez tous nos comparatifs LES COMPARATIFS D’OBB

L’équipe d’Objectif Bébé Bio

09/04/2021

Laisser un commentaire